lundi 20 février 2006

Trognes de baigneurs

Portait
Je suis tombé par hasard sur cette étonnante série de portraits de baigneurs. Le site est en russe, langue dont je ne maîtrise ni les bases ni le reste d'ailleurs et je n'ai malheureusement pas réussi à en savoir plus sur ces remarquables clichés, pas même le nom du/de la photographe.

Naturellement si vous disposez d'informations complémentaires, je suis preneur !

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dimanche 19 février 2006

webpaintings

Avec le développement d'internet et de la net-économie, une forme nouvelle de culture "pop" a émergé imposant ses codes visuels et affichant ses logos sur les écrans de nos ordinateurs.

Valéry Grancher, artiste multimédia, théoricien et conférencier s'empare de ce nouveau langage sémiologique issu des interfaces de logiciels et des mises en page de sites web et s'interroge, à sa manière, sur la place des arts plastiques à l'heure d'internet. Comment, notamment, réinvestir l'iconologie de l'industrie informatique dans la peinture ?

"Si vous regardez l'histoire de la peinture, vous vous apercevrez que cette histoire s'est toujours définie au travers des sujets peints... Pour les artistes de ma génération, nous avons grandi avec des jeux vidéos et des ordinateurs. La première iconologie à laquelle j'ai été confronté fut celle des interfaces et des logiciels." *

'YAHOO' aquarelle sur papier de Valéry Grancher


A cette interrogation, il y répond de manière ironique et décalée au travers d'une démarche picturale originale intitulée "webpaintings", un projet inité dès 1998.

"J'ai choisi de peindre des écrans de site internet, des codes sources, des écrans logiciels. En faisant cela j'essaye de montrer que l'iconologie informatique évolue en permanence, n'a aucune pérennité et se trouve être un bien de consommation." *

Alors...Google, icône pop du 21ème siècle ?

* extraits de "webpaintings : text and concept" par Valéry Grancher 1998 - 2004

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jeudi 16 février 2006

De belles photeaux

A découvrir de toute urgence : les mises en scène subaquatiques de la photographe Zena Holloway .

zena holloway


On plonge avec délice dans cet univers onirique, comme préservé des agressions de la surface où Zena transforme les évolutions aquatiques en de véritables ballets, empreints d'une douce harmonie. Sans trop se tromper, on pourra déceler dans le travail de cette jeune photographe l'influence notable du "maître" Howard Schatz.

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jeudi 9 février 2006

Vache sacrée

Difficile de croire que cette petite boîte aux allures de transitor FM bon marché soit devenu l'un des joujoux furieusement tendance que l'on s'arrache un peu partout. Absolument inutile et donc, résolument indispensable, "la Buddha machine", c'est son nom, pourrait bien, d'ici peu, détrôner notre bonne vieille boîte à meuh...

L'anti iPod, c'est ainsi que l'on pourrait qualifier cet engin étrange pas plus grand qu'un paquet de cigarettes et à la facture assez sommaire. Ici , point de débauche technologique, l'unique fonction de l'appareil étant de jouer en continu l'un des neuf sons préenregistré qu'il embarque.
Buddha Machine


D'une simplicité déconcertante, cette petite "boîte à loops" dispose d'un haut-parleur sur la face avant, d'une prise casque, d'une entrée d'alimentation externe (l'appareil fonctionne aussi en nomade avec 2 piles AA), d'un bouton volume/on-off. ainsi que d'un petit switch permettant de naviguer d'une boucle sonore à l'autre. Les neufs loops disponibles (d'une durée allant de 2 à 42 secondes) distillent des ambiances sonores d'inspiration new age, minimalistes et méditatives.

Christiaan Virant & Zhang Jian, plus connu sous le pseudo 'FM3' sont les initiateurs de cette "Buddha Machine". Ce duo de musiciens, pionnier de l’expérimentation électronique abstraite en Chine, s'est inspiré d'engins similaires utilisés depuis bien longtemps en Asie dans les temples (!) afin d'y diffuser en continu des chants bouddhistes.

Avec son côté rétro, lo-fi (la puce produit un son 8 bits) et son interactivité limitée, la Buddha machine exprime une forme alternative de la modernité. Dans cette période de transition, où les contenus musicaux connaissent une dématérialisation forcenée, avoir la possibilité de manipuler, de toucher un objet simple dont la seule fonction est de diffuser des sons en boucle est devenu pratiquement un luxe. Là où l'iPod et consorts nous entraînent sur le terrain de la profusion voire de l'overdose musicale, de l'exhaustivité chimérique et du zapping sonore à outrance au dépend d'une écoute réfléchie et attentive, la Buddha machine, elle, redonne toute sa place à l'auditeur et à ses choix, l'invitant à cultiver l'art de la contemplation et la discipline de l'esprit...

Disponible dans 6 coloris différents (envoyés aléatoirement), la Buddha Machine est commercialisée au prix très zen de 23$ (hors frais de port). Je n'ai malheureusement pas réussi à trouver de distributeur officiel du produit en France mais vous pouvez par contre vous le procurer ici.

le site officiel : http://www.fm3.com.cn/buddhamachine.htm

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mardi 7 février 2006

em:t - music for the careful listener

Derrière ce sigle se cache en réalité un label mythique, véritable ovni de la scène ambient-electronic. Basé à Nottingham, à quelques encablures de Sheffield (qui abrite notamment le label WARP), em:t, division de t:me recording ltd, oeuvra de 1994 à 1998, produisant pendant cette période un catalogue d'une exceptionnelle qualité, comprenant une vingtaine d'albums et contribua assez largement au renouveau d'un genre musical alors considéré comme moribond.

em:t


Dépasser le cadre strict de la production musicale en proposant un projet artistique global, telle était la philosophie de ce label anglais drivé par Chris Allen et David Thompson (alias Bad Data) qui a réussi, grâce à cette approche originale, à construire son succès et à imposer sa marque de fabrique.

Car chez em:t, c'est l'identité du label qui prime sur l'affirmation identitaire des artistes. Le packaging très inspiré des albums, tous distribués en version digipack, a été élaboré par les célèbres Designers Republic. Qu'il s'agisse de l'imagerie naturaliste, subtilement évocatrice déclinée sur chaque cover ou du wording presque sibyllin des noms d'albums et des titres ou encore de l'absence assumée, édictée en règle de conduite de tout merchandising, tout cela a largement contribué à installer la réputation du label et à entretenir le mythe.

Mais ces parti-pris esthétiques forts qui ont présidé à la naissance du label, seraient sans doute restés vains s'ils n'avaient pas été accompagnés d'un niveau d'exigence similaire quant aux productions musicales. Et là encore, em:t surprenait tout son monde par son pointillisme et son originalité. Au fil des sorties, de compilations d'artistes du label (notamment Miasma, Gas, Woob, Qubism...) puis d'albums entièrement dédiés à ces derniers, em:t affirmait un style unique délivrant une musique ambient élégante, particulièrement soignée et inventive. Chaque enregistrement bénéficiait qui plus est, d'un traitement spécifique via le Sound Space 3-D, un système d'imagerie sonore en trois dimensions développé par la firme Roland. Inutile de préciser qu'un album de chez em:t était immédiatement reconnaissable !

Jouissant d'une renommée grandissante, em:t ne tarda pas à voir quelques hôtes de prestige s'inviter sur ses compilations : Scanner, Robin Guthrie, Brian Eno, Bill Laswell, Kevin Shields et bien d'autres se bousculaient pour prendre part à l'odyssée...

Et puis en 98, plus rien, le néant... C'est la faillite pour t:me recording qui entraîne em:t dans sa chute. Les albums deviennent de précieux collectors et quelques fidèles s'évertuent à perpétuer la légende.

Fin de l'histoire ?

Pas vraiment.... Car, après plus de cinq années de silence, le label renaît de ces cendres sous l'appelation "em:t records". Une première compilation est éditée fin 2003. Un digipack dans la parfaite continuité de ceux qui ont jalonné la prestigieuse collection où l'on retrouve d'ailleurs quelques artistes ayant participé à l'aventure initiale (Gas, Beatsystem, International People Gang) aux côtés de nouveaux arrivants comme High Skies, Brannan Lane, Chushen & Cugin et Richie Warburton...

Ce retour sur le devant de la scène a depuis été confirmé par la sortie d'un autre florilège (em:t 0004) ainsi que de trois albums d'excellente facture (gel-sol 1104, 302 acid 0005 et gaudi:testa1105). Heureuse surprise pour tout ceux qui aurait pu en douter : la magie em:t est fidèle au rendez-vous, le feu sacré brûle toujours et l'on se laisse aller à (re)découvrir ce label singulier qui esquisse par petites touches des paysages sonores vibrants et qui réveille avec délicatesse des sonorités que d'aucuns pensaient à jamais éteintes.

Pour en savoir plus :

Le site officiel du label em:t records :
http://www.emitrecords.com/

Les archives du label em:t originel :
http://www.emit.cc/

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mercredi 1 février 2006

Podcast n°02 - Les chemins de poussière

Avec cette seconde édition, je vous propose de prolonger ce délicieux voyage initié avec le premier podcast. L'exploration contemplative des vastes espaces sonores de l'ambient et de la new age se poursuit, tout en empruntant à l'occasion quelques chemins de traverse...

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